|
14, 15, 17 AOUT '03
La Tournée du Saguenay
J'écris de mon lit ces chroniques, c'est la première fois que je débranche mon laptop antique génération, c'est dire,
juste à coté du bedon rond de mi amorcita où Zïa s'amuse à faire des cabrioles juste quand je ne regarde pas ...
Nous sommes frais rentrés d'une petite tournée rootsy de quatre jours dans la région du Saguenay et nous avons
encore une dizaine de jours devant nous à se la couler douce à la casbah avant de repartir encore sur la ruta infinita de la musica ...
Tout le monde était pas mal sur sa ride pour celle là et la quinzaine passée chacun de not'côté après la folie des Francos (voir la chronique précédente)
nous a fait à tous le plus grand bien, les retrouvailles étant placées sous le signe de la Lune en conjonction avec la fête et la pachamama:
Gaboo, le grizzli astral, convolait en noces elfiques avec Édith, Macéo goutait aux joies du camping avec sa belle, Kuba s'époumonait solo dans
sa salle de bains, you know it's "cool jazz", Rico chevauchait sa Suzuki noire comme un rider of the sun, mettant fin à son régime végétarien à
grand renfort de tapas d'insectes en tous genres et Claudanie enflammait le Balcon Vert avec Luca de ses refrains printaniers ...
Nous partâmes comme de bien entendu sur le fuseau de la tranquilité en compagnie de Miguel, el congasero, la van chargée à bloc, les changolotos stoppeurs ayant décidé de voyager léger ... C'est avec un magnifique coucher de soleil sur la baie que nous arrivâmes finalement à Tadoussac: le buffet nous fît de l'oeil assez rapido après nos simiesques embrassades: peaux hâlées et sourires scotchés sur tous ces visages rayonnant de liberté, café cognac avant de se taper le sempitirnel sound check time, le show lui même n'étant pas avant onzes heures trente ... Le matos n'est pas à tout casser mais on va te les faire cracher les putains de JBL en plastique ! Discussions enjouées et "chistes" -blagues en argot mexicain- à la pelle, siestes crapuleuses et une envie profonde de répondre à l'appel de la pura fiesta en ces soirs de Lune magique: la gang de H'Sao est aussi dans la place,ils jouent le lendemain, et on est pas mal contents de les voir, les ayant croisé ça et là tout l'été ...
Le premier round commencera à la bourre mais sur les chapeaux de roues: "Paramatman", "Zen in da zion zone", "Mystic man", des titres hi-fi pas forcément évidents pour ouvrir le bal mais superbement accueillis; on caliente l'affaire avec "Chill 'n' chile", je déconne avec l'assistance, avec un brin d'insistance, sur la mala reputacion que j'ai acquis dans la région, spéciale dédicace à mi amorcita et là c'est le feu sur "Les pleins et les déliés" sur le boutte ska et ça lâche pas jusqu'à la fin du set: "Joyeus'ment désespéré" est carrément hystérique, sur scène, c'est les tropiques ... Résultat, mon gars, il est trempé le maillot du Brasil, de toutes les toxines inutiles ! On ouvre le deuxième round avec "La vie c'est dur": les brass sonnent la tonne et la rythmique cartonne ... la onda Irié est dans la place, tout comme la fibre activiste: on cause de cette belle cause qu'on appuie, "le grand vacarme" pour OXFAM Québec: aider à récolter trois millions de signatures pour forcer l'OMC à considérer de plus près les avantages du commerce équitables pour les paysans des pays du Tiers Monde et tempo idéal pour jammer "Asi es el hombre", tight, bien roots et à propos ... "Que Dieu te bless'" confirme et quand viennent ensuite les up tempos dans des BPM presque impossibles "Y'a rien à faire", "High aïe aïe" et "Crapet soleil", c'est de la pura locura dans la salle et la canicule on da stage ... on plante le clou final avec "Science sans conscience" et on jette l'éponge pour plonger dans l'arène et se taper una cervecita bien méritée: toute la tropa est primée et se congratule, on festoie jusqu'aux petites heures, même si certains -qu'on ne nommera pas- se révèlent pas mal petits joueurs ...
La nuit sera courte, le petit prince nous levant pas mal tôt mais tant mieux, on va profiter à donf ' de la farniente près du lac: viennoiseries et espresso au Café du Fjord y los vamos por el chill out time, attenué un brin par le passage des gros trucks sur la route juste dernière nous, mais quel beau paysage ! On s'ébroue tranquillou, en sirotant de la broue tout au long de la journée, sans trop en péter ... Martin des Faux-monnayeurs, est des nôtres, avec son fils et sa bonne humeur coutumière et nous fait mourir de rire, en se faisant une petite tâche à la Gorbatchev après un plongeon raté; un spliff on da fly avec Macéo et à la cama por una siesta: les changolos vont quant à eux voir les baleines -dans leurs rêves, car aux dires des plus vaillants, tout le monde a écrasé son reste sur le pont- et c'est à mon réveil que je constate l'évidence de mon erreur stratégique dans ma lutte contre la fatigue ... je comate un bon quart d'heure, mes chaussettes me semblent au bout du monde et il me faudra deux kawas bien tassés pour me shaker un peu le coco; la comida ayuda un poco, comme l'envie collective de faire la fête qui flotte dans l'air ...
Une entrevue inattendue avec Bandeapart.fm, on accorde les guitares et BANGERANG !!! pour un show placé sous le signe de la pure magie dès les premières notes de l'intro "La Chango Family": la onda est caliente, la manouch'rie comme un refus global, totalemente fatal ! On ne fera qu'un long set, sans temps mort, de plus deux heures: belle écoute dans la smala, rapport public hallucinant, notamment sur "Mystic man" où l'on chante tous ensemble jusqu'à fader la toune, "Paramatman" puissamment afro stylee, "Crapet soleil" avec un duo entre Anit et Zoé de Manouche, "La vie c'est dur" truffée d'impros et de vagues ... Irié !
Gracias a la vida po' darnos tantos momentos alegres ! La suite est plus moyenne, il n'y aura pas le jam voulu, mais une pluie ténue ... le feu n'est pas soutenu, même qu'un casseux de party pile dessus; résultat: on ne vient même pas à bout de la caisse de 24 que j'ai soudoyé gentilment aux jolies serveuses - à quoi ça sert que je me décarcasse ? - et nous perdons peu à peu tous les joueurs, gagnant en contre partie quelques points à notre mala réputacion de fauteurs de troubles, phéno-mène confirmé le lendemain matin, alors qu'on se tenait pas mal tranquille (?!)
Nuit courte comme un pétard à mèche et triste matinée de bruine pour serrer le matos et partir pour l'Île du Repos: Macéo est trempé après la levée du camp, Rico se prend une saucée à moto et nous la route avec le plus de lacets à travers la réserve grace à mes indications fluides et ô combien précises au grand plaisir de Miguel qui chauffe la van ... Nous arrivons les derniers, avec à peine le temps de bouffer et de s'installer dans le chalet familial qu'on se retrouve déjà à sound-checker pour le soir: le son n'est pas évident à placer, tous les items ont l'air disproportionnés tant le retour de salle est puissant: les oreilles sont facilement agressées et la fatigue n'aide pas ...
Avec deux fêtes dans les guiboles, on a un peu les montres molles et la présentation drôle et impeccable avant le set nous parvient comme l'éclair, même si on trouve le temps de déconner derrière les rideaux: on ouvre le bal devant une salle bondée et sold out depuis presque une semaine qui nous accueille avec une chaleur exceptionnelle qui ne se démentira pas de tout le show ... "Mekench mouchkel" avec une belle intro bass/drum & violon, toute en nuances et des frissons tout le long ... "Zen in da zion zone" particulièrement sentie par las mujeres puis on caliente l'affaire tranquille pour finir le premier round "joyeus'ment désespérés" et sur un tempo endiablé ! Courte pause pour des palabres autour d'une coupe de vin et nous entretenons le feu avec des vagues et beaucoup d'impro: "grand vacarme" pour le commerce équitable otra vez et des plages reggae muy chingon "La vie c'est dur" et "Asi es el hombre" au top de la forme ... "Que Dieu te bless' " dans un nuage de fumée de kif et un final déluré up tempo zerbia avec deux rappels, tant le public en redemande: c'est le genre de tournée qui cristallise un supplément de force au talisman chango ... claro que otro mundo se puede !
Nous effaçons lentement nos traces pour les amener autour d'el pow wow fuego et d'une bouteille de rhum cubain torchée aux petites heures: pas de jam, encore, l'esprit de pura fiesta est-il moribond et l'espoir aussi pour de bon à cause de quelques fâcheux à la con frustés, frostés par Babylon et qui n'aiment pas quand on monte le son ? Oui, un autre monde est possible, mais va falloir travailler en tabarnak contre les moves réacs !!! Comme à Tadoussac, les joueurs se perdent peu à peu dans la brume et les libations se terminent en queue de poisson congelé ...
C'est vite oublié le lendemain matin devant un petit déj' copieux et une baignade dans l'eau fraîche du lac qui nous offre la majesté de ses paysages: farniente intense mais de courte durée avant de tomar la ruta infinita jusqu'au creux de la nuit montréalaise pour savourer le repos du guerrier et reprendre des forces pour la prochaine tournée qui passera aussi par des beaux coins de pays pour s'achever au firmament de l'été, le 31, chez nuls autres que Dan et Carolane, maîtres des lieux d'un endroit fabuleux qu'on appelle "Le Crapet Soleil" ... Alors mi queridos carmelitos c'est comme un rendez-vous qui promet des merveilles, avant qu'on veille au grain de l'été indien !!!
LE CHANGO FAMILY CIRCUS:
24 JUILLET AU 2 AOUT '03
20 shows en 10 jours !
sur la scène Le Monde Forain aux Francofolies de Montréal
Ça y est, c'est la pause pour une dizaine ... Les zicos et les circos changolos ont passé l'épreuve du marathon francofou ... Je peux donc siroter mon café avec une vue imprenable sur le lac Désert, tranquille, à la fraîche ... Caresser ma guitare, affiner des nouvelles tounes, inventer de nouveaux jeux avec Tao, reprendre quelques grammes, cultiver l'art de ne rien faire, me balader en forêt, et prendre le temps d'écrire ces chroniques, qui dorment au gaz depuis un mois faute de temps suffisant dans le tourbillon festif de la smala ...
Pas loin de cinquante bamboulas en deux mois, ça en fait d'la gig , ça te met tight une équipe et par la force des choses ça fait des histoires à raconter ... On aurait pu se (re)faire une scène extérieure aux Francos ou essayer de s'incruster dans un doublé d'un soir au Spectrum, mais on a choisi d'innover hors des sentiers battus ...
Depuis presque deux ans qu'on
organise au Kola Note des fiestas collectives on s'entourait de cirqueux et le
match était étonnamment naturel: idem pour nos trois passages au cabaret -lancement du disque, coup de coeur francophone et rentrée du printemps- Et ça nous a mis la puce à l'oreille et l'envie de pousser le bouchon -de champagne- un peu plus loin: faire ce plan en extérieur, dans une énergie rue, à donf, sans prétention ... et quand Laurent Saulnier nous l'a proposé, on s'est jeté dessus sans hésiter, pour commencer quelque part: oui, c'est sur, on a monté tout ça dans l'urgence, à l'arrache, faute de temps, de moyens et d'un local pour tout la tribu ... on voudrait un chap' ou une immense tente berbère, une déco pétée, pleine de saveurs et de senteurs et on jouait sur une scène plus colorée que la moyenne mais loin de notre vision; foutre un authentique joyeux bordel camper comme de vrais manouches mais tu peux pas faire de BBQ, c'est dangereux, sur le site ...
 |
Alors on a déliré à l'intérieur d'un certain cadre et on a fait débordé les pigments autrement: on a crinqué la machine petit à petit, humblement, rodé la rencontre sous la pluie et dans la bouette, les feed-backs et une sono un peu gentille au niveau décibels, les critiques assassines -merci Alain Brunet ! - les
yeux ronds mômes y las palmas calientes du public
pour finir dans le tapis et dans une clameur toujours plus grande ... On a eu des sets en après midi un peu mous du g'nou sous
le soleil, des delays dubs un peu rushants parfois dans les moniteurs, des pains rytmiques et musicaux à ouvrir une boulangerie,
des numéros de parapluie et de rondes champêtres un brin décalés, des sautes d'humeur et des
départs -bonne route Léo et bienvenue Miguel -, mais
malgré toutes ces imperfections résiduelles on s'est éclaté comme des oufs dans notre ghetto chango !
L'Europe nous fait de plus en plus de clins d'oeil, la tortilla voyage aux quatres coins du monde et se trouve à être le plus gros vendeur du festival -si si !-, le public (de 1 à 131 ans et joliment métissé) nous encourage dans notre démarche de rencontre et de partage ... On est loin du big time et du show baise mais on s'en carre, la caravane avance forte de ces évidences avec qq encarts et pas mal de rencards sans se ruer dans les brancards !
Ce marathon nous a permis de tester notre solidité de collectif en tournée et de vivre des milliers de moments cocasses et magiques:
Jessica en agasse pissette amoureuse du chanteur,
Tao jouant du guiro sur scène, Anit sur le trapèze avec son violon, le toaster jaune de Vlada en panne couvert de posters chango garé devant Musique Plus,
Lauzion en prophète rasta de la tête aux pieds, les dents cassées de Danielle et Vlada, les paysages
de carton défilant sur "chill 'n'chile", Édith
souveraine au tissu sur "mekench mouchkel",
les cercles de plus en plus courts et de plus en plus freaks, la régression collective à l'état de bonobo
sur "science sans conscience", les danses
masaï de Gaboo & les moults
sketchs incompréhensibles de notre cher
Animal Gonzales
du genre "Jettez vos g-strings !" ...
19 JUILLET '03
Harbour Front Festival au Brigantine Room Toronto
Que dire de cet aller retour extra terrestre en terre ontarienne et de notre performance ? Peut-être qu'après les high-fi vibes du pays du fromage, on était un peu décontenancés par le retour public plus straight et plus tiède ... mauvais créneau horaire, peu de monde pause trop longue entre les sets, ça a plutôt bandé mou: l'accueil du festival était moyen, sound check en retard et matos passé date, on nous a demandé une commission ridicule pour vendre nos cds alors on les a passé sous la table ... ils nous avaient présenté comme un band de folklore kébéwak mâtiné de world beat, ce qui augurait bien: nous avons pourtant bien livré da steak in da house, niaisé le sras et le côté anglo frio, Rico t'a fait sonné la vieille sono comme un chef et les gens nous on dit après que ça lève jamais autant !?!?
Va comprendre qq chose à cette ville qui est un mélange môche, bâtard et miniature de Tokyo et Nueva York ... Un peu abattus donc après le show et le démontage du band gear même pas d'after: on a bouffé des hot-dogs sur le coin d'une rue, Kuba est allé se perdre en solo, Gonzales et Anit ont jammé dans la cama avec du bon charras ... et le lendemain petit déj' dégueulasse ! Décidemment, je comprends presque mieux la somme indécente qu'ont demandé les Stones pour aller y jouer ...
18 JUILLET '03
LA BANANA FIESTA !!! au Va-et-Vient
"Les trente balais de mon pote Éric, une super déco tropicale, du bon pinard y mucha gente malgré les nuits d'Afrique, Juste Pourri et toutes les autres bamboulas dans cette ville saturée tout l'été, ça donne quoi cabron ?
Un cocktail molotov y UNA PURA FIESTA CHIDA !!!
Rico à la sono, de la connerie à pleins tubes au rendez-vous, Antonio notre ami méxicain qui nous offre un magnifique chango en papier mâché trônant sur l'ampli à Gaboo, le sourire de Mel la coccinelle -Valérie nous trompant une fois de plus avec Richard Petit- Deux sets hallucinants de feeling , comme presque à chaque fois que l'on vient joué icitte et illicitte, tout le monde à donf',-c'était pas difficile comparé à Ste Hyacinthe !- et une version historique de "science sans conscience" avec une régression mentale collective à l'état primitif initiée par Claudanie et Maruchka les guenons mystiques ...
Ça a terminé aux petites heures, la tête dans l'cul comme on dit, après plus de trois heures de zizique et de discussions enflammées debout sur le zing ... Et comme on aime ça être dingues, on remet ça à l'automne ! "
15 JUILLET '03
Les mardis Casimirs à Ste Hyacinthe
"On était-tu encore dans l'avion ou bien ? A manger du chocolat ou d'la raclette ? On s'est-tu dit qu'y avait pas l'feu au lac ?
Pour celui là on se donne le prix chango du show le plus mou de g'nou de l'année en cours ... Tout simplement pas d'classe ...
Pourtant la famille de Macéo et on avait pas la frite !? L'accueil était génial, la piscine en après-midi fort agréable, on avait un plan after
au Café le Zaricot Acoustique, notre loge était dans la salle du conseil municipal avec piano à queue pis toutte, on avait mangé de bonne pâtes avant,
H'Sao avait fait 1 très belle première partie, la section rythmique avait abusé de boisson énergétique, l'endroit était inspirant ... RIEN À FAIRE !!!
Le parterre était rempli de têtes grises et blanches, la première rangée était blasée -ce qui n'aidait pas-, les qq jeunes freaks étaient parqués
sur le côté: un show de troisième age, tout le monde assis, calme, sous prozac: hallucinant ! Bon, on est pas reparti la queue de chimpo entre
les jambes mais pas loin, ça a levé un peu à la fin mais pas d'quoi virer fou avec ça ... High aïe aïe !!!"
RÉCIT DE NOS AVENTURES SUR LA BONNE VIEILLE TERRE D'EUROPE DU
10 AU 14 JUILLET
À Lausanne en Suisse
au Festival de la Cité
Après qq épisodes houleux et une balance financière désastreuse faute de subventions retirées à la dernière minute, nous avons pu partir avec toute la tribu sur la terre de mes ancêtres ... La garderie chango a pu se rendre dans sa totalité à l'aéroport et se retrouver dans la même configuration dans le Boeing 777 de British Airways ...
"No sleep until Ste Hyacinthe !", nouvelle chope de Gonzales après deux cafés cognac et nouveau mot de désordre de la horde ... Collectionnant les bouteilles et les demandes au hôtesses, la bonne humeur allait bon train, l'agence ayant eu la bonne idée de nous mettre tous ensemble ... les scéances de cinéma ont quand même calmé la donne et la fatigue faisant suite à l'excitation itou ... On arrive à Genève, on récupère nos frasques et nos poêles à frire acoustiques ou deux vans nous attendent,via le festival à quarante minutes de route ... On lit le programme, on arrive sur le site, on nous donne nos coupons de monopoly pour jouer aux stands et ni une ni deux sound check la tête dans l'cul, et le matos un peu éparpillé ...
Sur ces entrefaites arrive ma famille que je n'ai pas vu depuis plus de six mois: mucha emocion !!!
Souper dans la tente artiste, curry au poulet.... yeah ! -si les festivals au Québec pouvaient nous recevoir comme ça ce s'rait le nirvana -
Pinard et double expresso pour réveiller le coco, c'est à croire que c'est le trac qui est sorti sa boite de Pandore: je flippe ma race, ça fait longtemps que j'ai pas ressenti ça aussi fort,tant mieux et en moins de temps qu'il faut pour le dire les fauves sont lâchés: samba chango por llamar la suerte y los ancestros y los vamos "como estan los locos del pais del queso ?" sur 'la Chango Family', pièce d'ouverture de ce premier concert: les gens se rapprochent, le p'tit bois commence à prendre, Rico fait sonner ça bien: on enchaîne avec "C'est pas la fin du monde !" et "Joyeus'ment désespérés" à donf ', on fait sortir le méchant à coups de bpm dans le tapis et de décibels survoltés: c'est du punk rock caliente, ils aiment ça et ca y est, ça lâche plus, c'est la waï, on mets le feu !
Suit la vague reggae avec "Zen in da zion zone", "La vie c'est dur" et "asi es el hombre": ça sonne le plomb, et on confirme avec "Que dieu te bless'" et "Y'a rien à faire"... La suite du show relève de la pure magie, "High aïe aïe!" et c'est la folie devant et ce sera "Science sans conscience" et "Otro mundo" en rappel ... avec une spéciale dédicace pour mi abuela qui a 80 printemps était là devant à chanter et à taper dans ses mains pendant presque deux heures et qui le refera le lendemain: chapeau pour ta belle leçon de courage, mammy !
Pour un premier show en Europe, la smala s'en tire plus que bien et les applaudissements en backstage sont du miel: on chille à grands coups de 1664 et de raclettes, mon paternel se déchaîne à vendre des cds et les locos se coucheront tard: jam reggae avec Skapharnaüm pour Rico, Macéo et Kuba ... Val est malade et jette l'éponge ... On déambule dans les petites rues de Lausanne, une très belle ville, toute en hauteur, avec Animal et Gaboo à la recherche d'un after: ça jamme au 421 mais ça tire une peu sur sa faim,on rends les armes aux petites heures ... zzzzzzzzzz ...
Le lendemain, nous passons avec Maruchka et Tao une journée en famille près du lac et les locos font la même chose un peu plus loin se frottant aux locaux et à la beauté de leurs amazones ... En fin d'après-midi, après une sieste qui me transforme en zombie, on rends visite à des potes,Jérome et Yann de la Compagnie de rue Deux Rien Merci ! qui offrent deux spectacles drôles et diablement efficaces: "le petit cirque à bretelles" & La Fanfare DMT:pissant,un mélange de Chat Noir, Chat Blanc et de pantomime avec des gueules pas possibles ...
QG au café des artistes et pow wow sur le choix du set un brin difficile: la fatigue commence à remonter le long des guiboles ... expressos, préparation, line check et vlan ! on y est et la onda est électrique, c'est le show de clôture et y a du monde en tabarnak ! On ouvre par en dessous avec "Mekench mouchkel", on plante total le début de "Zen in da zion zone", une légère inquiètude se pose, d'autant que le son est plus ardu que la veille: qu'importe, on serre les dents et l'écoute, coute que coute et ça marche: le feu prend grave et même si c'est un peu plus le bordel que la veille, ca reste serré comme un café turc et c'est la folie dans le parterre et pour cause: il y a eu des frictions plus tôt dans la journée entre le staff et la mairie qui a congédié deux collègues du comité organisateur; j'en glisse qq mots avant "Y a rien à faire !" et là c'est le bordel absolu, le monde nous rejoint sur scène et jusquà la fin c'est la pura locura: on déborde de l'horaire prévu et on saborde le navire comme de bien entendu ...
Un grand merci à Patrice Chambaz et à Pierre Genoud pour l'invitation et au public pour la lévitation, c'est gravé para siempre dans nos corazons changos !!!
Beaucoup de bière, de vin, de raclette encore et qq pétards plus tard , trop high-fi et pas tuables, on a festoyé, erré, jammé au 421, afrobeat session avortée à trois heures par les keufs - ça c'est partout pareil- pour se retrouver avec Gonzales à 4 heures comme deux paumés du petit matin et croiser Dunia, une belle amazone racée de Lausanne qui nous a emmené voir le lever du soleil près du lac ... Nuit blanche et café noir, c'était pas la victoire pour dire aux miens au revoir ... Un peu brûlé Lundito !
Vers midi, Jérome vient nous chercher et on passe du côté français, pour une journée famille et campagne à Yvoire, très beau village fleuri qui ressemble un peu à mon pais ... Le soir, c'est la fête du 14 juillet avec feu d'artifices, apéro, champagne et promenade aux lampions pour les gamins ... Les autres furieux font la fête au festival de Montreux , où Macéo gélé comme un coin s'ouvre le pied dans une fontaine s'en même sans rendre compte ... Val tombe amoureuse au moins un dizaine de fois et Gaboo et Sylvio dorment à la belle étoile chez une petite sorcière du coin pendant que Kuba pratique ses chopes cool jazz à l'hotel avant d'aller chez les danceuses ... Nous les retrouvons le lendemain à la bourre, à deux doigts de louper l'avion parce que Rico avait oublié ses cds reggae dub sur le site du festival ... Nous prenons donc le 777 dans l'aut' sens moins primés qu'à l'aller mais heureux d'être contents d'avoir vécu de si beaux moments et d'en sentir d'autres se pointer à l'horizon ...
"Yes I !!! "
8 JUILLET '03
La Fête du Lac des Nations à Sherbrooke
9 JUILLET '03
Parc Eugène-Dostie à Sainte Geneviève
Des shows sympas mais sans grande teneur anecdotique ...
Trajets fluides, sound checks courts,... belle réaction public ...
Une entrevue avec Gonzales sur les ondes de Radio Énergie pour pluguer l'show
complètement pas rapport et une fin de show tellement folle à Sherbie que ça a été
le bordel pendant une bonne dizaine de minutes avant que Yello Molo embarque, même si c'était loin d'être un de nos meilleurs ...
Ah si, on a cherché une plage pour chiller et on s'est pris une de ces saucées sur la yeule mon ami, une tempête courte mais intense ...
Et Gonzales qui avait oublié ses lunettes de soleil nous est revenu trempé jusqu'aux os, le bozo !!!
30 JUIN, 1, 3, 4 JUILLET '03
Fête du Canada, le 30 pour Célafête à Montréal et le 1er juillet au Parc de la Confédération à Ottawa et dans la foulée de nos folles tournées,
shows des 3 et 4 juillet à St Augustin de Desmaures et à Sainte Foy pour le 395ème anniversaire de la ville de Québec:
Et oui, mes queridos carnelitos, nous avons joué et pour la Saint Jean ET pour la fête du Canada, n'en déplaise à une
coupe de kébéwaks pure lainage de lama atteints malgré eux de falardoïte aigüe ... L'heure est à l'ouverture, à la fraternité universelle
et je vais donc remettre à l'heure les pendules des inutiles guerres de clochers: le folkore, si tu penses qu'il faut le clore et l'inclure
exclusivement intra muros et surtout pas chez les anglos, tu te fourres, mon homme et pas que le doigt dans ton oeil rétrograde
et nationaliste ... la vivacité du bouillon de la culture locale est assez forte pour déborder du cadre et ainsi retarder ou même
enrayer par un rayonnement plus global le lent processus d'assimilation linguistique qui pour certains paraîtrait inévitable:
"langages toi" disent les Loco Locass, prémisse et pierre de touche de l'édifice ... et si au fond de ton subconscient brâme
le souvenir des plaines d'Abraham, pardonne, fredonne, change la donne et fais que résonne le mantra de ton peuple
comme essaient de le faire du reste les autochtones et que ta colère d'une journée par année ne soit pas comme un arbre qui cache la forêt ...
Nous arrivâmes donc au vieux port de Montréal en début de matinée et comme à l'accoutumée rien n'était patché et tout était décalé,
en raison de qq ondées qui irisaient l'azur frondeur ... Nous avons donc passé le temps à refaire le monde près des quais avec Animal et Gaboo,
non loin du Europa, un trois mats hollandais de la belle époque ... C'est après le glorieux set de Pin Pon et juste avant la prestation
époustouflante Marie-Pier Perrault - quel pacing ! -,que nous scalpâmes les qq badauds présents et fuyant à chaque averse -
il y en a eu trois, phénomène pour nous plutôt rare-, le soleil venant finalement couronner ce moment d'alégresse toute nationale,
entrecoupée de propos subversifs à l'endroit des amérindiens que l'on aime oublier, tout comme les frasques de la diplomatie un peu molle
sur la scène internationale - et voilà justement une très bonne raison de participer à ces célébrations pour se servir intelligemment de la
tribune offerte - ...
Sur ces entrefaîtes, nous sommes partis pour la capitale afin de sound-checker pour le lendemain ... Clanie est restée sur le Plateau avec
deux millions de choses à faire et au moins autant de boites à transvaser dans son nouveau nid d'amour ... Da horny brass salaces ont
quant à eux fait l'aller retour pour la même raison vu la saison ... Gaboo a sauvé la mise à Paul Kunigis et ses sbires manouches en herbes folles,
nous avons chillé dans le gazon en attendant not' tour, et Léo a pleinement profité du boost de la saison des amours ...
Petit diner en amoureux avec la princessa pour ma pomme et les furieux sont quant à eux allé errer sans les ruelles d'Ottawa pour s'échouer
final'ment dans un rade et jammer jusqu'à plus soif ... Nuit de sommeil douce comme le miel et pt'ti déj chez Dunn's près de l'hotel,
devenu le QG Chango du week-end ... Nous partons tranquillou vers la plage O' Brien, à une grosse demie heure du centre ville ...
c'est bourré de monde, tu peux pas nager très loin sans entendre le sifflet du sauveteur, y'a des relents étranges mais estie qu'on est bien,
à la fraîche, décontracté de la gousse ... on se parle de nos projets, de nos rêves, des vans à acheter, du trip hasta Mexico, d'un label qui
s'appelerait Zion Zone Recordz, de la Suisse, des jolies miss en bouffant du pain d'épices ...
Ensuite los vamos au belvédère, voir les restes de mer Champlain et les explications quant à la fonte glacière ... il y a des parapentes qui
donnent envie à Catwoman et Léo d'être des oiseaux et un paysage à couper le souffle ... plan séquence sur la route,
Lauzion el rastabikerman en tête, et les Colocs dans la sono, version live millésime 96 ...conduite mouvementée de Gonzales,
Val capote et Tao est un peu casse couille; rentrée difficile dans le centre fiesta del Canada oblige et retour à l'hotel avant le show ...
le ciel se couvre, il flotte, tout est décalé: on jouera finalement 40 minutes; H'Sao et Jescze Rasz ouvrent le bal devant une foule un
peu diminuée par les averses et font des prestations suave mais intenses ... quant à nous, ça été un set court mais donné avec mucho corazon
et une très belle réponse public et ce jusqu'au bout et malgré les feux d'artifice qui n'intéressaient visiblement pas grand monde ce soir là ...
N.B: Fait étonnant s'il en est, il n'y avait absolument aucun alcool disponible ni sur le site ni dans les loges, au grand dam de la
smala presque au complet:à Ottawa on est sur le party avec son soda...so sad !
On plie matos et bagages, une des vans filant hasta Montréal et l'autre festoyant comme il se doit dans la capitale: autant dire
qu'on a rapidement perdu des joueurs, Val errant seule et perdue dans la vieille ville et Léo accompagné de sa douce nous a fait le
coup du cochon qui tousse et se pousse jusqu'à la cama ... high aïe aïe ! Nous avons donc vagabondé, renifflant le bon plan comme
un sanglier des truffes, parmi la flicaille en abondance, et comme une évidence: y'a pas foule sur le party pour le Canada day !
Premier arrêt au Babylon -tout un nom de club ça- pour assister au show de Ukrainia, un quatuor punk-rock-ruskof' que te mata con
su sonido chido, à donf dans leur trip - il te parlent en dialecte entre les toons - et assez rigolos pour qu'on ait envie de tendre l'oreille ...
à condition d'y mettre un bouchon de PQ, leurs amplis étant pas mal à 11 pour ce qui est du volume ... le groupe d'après, qui faisait
dans le surf chinois avec projection nous a moins tenté, alors on a changé de buzz, zonnant sur le trottoir d'à côté à attendre Anit
en pleine extase poolistique, genre ze color of money ...le ventre gargouille un peu après la stout, alors on se pête un hot dog sur la calle,
au grand desespoir de Rico el vegeteriano qui nous fait son sermon sur nos coûtumes dégueues de bouffer de la saucisse épicée faite
de déchets "de porc et va savoir quoi encore, des lêvres, des intestins, des oreilles et j'en passe", sur le son de la grosse basse de la disco
d'à côté ... la place aux dires de Gonzales ressemble à Key Wes', les pousse-pousse en moins, les noctumbules piquent du zen ou se fritent,
c'est selon, il est pas loin de deux plombes et ça commence à être un peu loose ... on se ramasse au Tuesday's, Rico s'astine avec la
serveuse sur la taille des pintes, le groupe enfile les hits à la con, inconnus à not' bataillon, Anit essaie de jammer avec eux et nous quitte
pour watcher Star Trek on da TV ... J'ai un cours de sociologie sur les moeurs du ghetto de Hull avec les anglos d'Ottawa venant
casser du "frog" il ya dix ans et c'est pour ça maintenant que tout est mort à compter de deux heures dans les rues des deux bords et
que les afters sont des fantômes se déplaçant au gré du vent ... et que Rico est un rude-boy qui voit rouge quand on lui parle de Canada,
quitte à se transformer pour de bon en Zulk, sa partie obscure de la force, avec des boxers rasta et un dub kit portatif pertubant les ondes
cérébrales de ses victimes à coup de reverb', de delays et de high pitch "Irié !" comme une estocade mentale ... Et oui, nous sommes
imaginatifs à soir, il est très bon le matos de notre cher Anit Yam ! On beugle dans les ruelles, à la recherche d'un after, "le surfus",
qu'on ne trouvera jamais ... les réponses sont contacdictoires, le monde nous mène en bateau, ça s'appelle en fait "le sun rise",
ah non "le daylight", c'est à gauche, à droite, pas loin, fuck ! on jette l'éponge via le pays des songes ...
Petite pausa dans l'espace temps musical afin d'arroser les plantes à la case, payer les factures, peaufiner l'art de ne rien faire, chiller, dormir ...
Et c'est reparti,le lendemain pour un autre tour de piste, cette fois via les alentours de Québec; Kuba n'est pas des nôtres, jouant au Quai des Brumes
avec son quartet pour le Off ...Nous partons rootsy stylee après un passage chez Audiogram pour récupérer des tortillas et un autre plus à l'est pour
allez chercher not' sub JF, un gars de la magouille ... on file à 150 sans rencontrer de radar et pour une fois Van Frite nous amène à bon port du
premier coup avec sa bonne humeur coûtumière retrouvée depuis que son voisinage de crack house s'évapore comme un mauvais rêve ... et si
je vous disais que tout est en retard, que le sound système est ripou, que les pieds de micro dansent tout seuls et que fort heureusement il y
a de la bière en masse pour faire oublier tout ça ... sound check inefficace au possible, parties de freesbee, Tao au parc pour enfants,
Lauzion essayant de faire cracher un peu mieux le PA, Anit pratiquant ses chopes tziganes avec Mel Citronelle -Val nous trompant une fois
de plus avec Richard Petit- et votre cher narrateur contemplant amusé tout ce beau monde malgré qq vagues d'une humeur moyenne ...
On ripaille ensuite près des stands du couscous et de la raclette en marchandant avec les chefs comme des manouches, on se gave de bière et
de gateaux, Macéo part une guerre de bouffe rapidemment avortée part le manque de munitions -des cornichons ! - et de suivi collectif -
petits joueurs à soir la smala ! - ... l'animation fait un peu fête à neu-neu, avec des charbonniers pas d'enfer qui essayent avec peu de conviction
de nous faire revivre le bon vieux temps qu'ils n'ont pas connu, sans être le moins du monde écouté par qui que ce soit à part Van Friet -encore lui
et oui c'est un véritable marabout-en-train ! -, qui écrit son chapitre sur la compassion de facade ...
Il va sans dire qu'on fait un peu tache dans cette foule provinciale ... le camp est levé pour les switches de costumes ... On joue devant les vans
avec une bite à eau que Macéo - et oui,encore lui, c'est décidemment le farceur de week-end !- a acheté le matin même dans un sex shop: moi
dans mes shorts, ce qui provoque une réaction du genre "shocking !" chez Clanie, qui pensait que c'était vraiment la mienne,
sous le bras pour Gaboo et interminable pour Animal -bientôt des fotos à l'appui - ... Entourloupe fait la première partie dans l'indifférence
presque totale -ça promet- et les nuages noirs se rapprochent insidieusement de nous comme une mala suerte: "ça va mouiller à soir,certain"
nous déclare Gonzales, du ton laconique du spécialiste de la météo québecoise et ça loupe pas mon gars: après un cercle en gigue dans le gymnase,
première toune chango et c'est carrement la tempête; le plastique devant les stage fait des vagues avec de la marmaille en dessous et on frise
l'électrocution ... STOOOOOOP !!! On déplugue tout, on attend, on s'tate de recommencer ou non, l'organisation est un peu perdue,
tout comme les soundmen, on vote ça en gang, j'suis pas chaud mais let's go ! Ça buzze les trente premières secondes puis ça repart au quart
de tour pour un set moyen devant un public clairsemé et somme tout pas super dedans à part qq jeunes freaks et des mômes qui se foutent
de not'gueule ... on passe qd même un bon moment avec les fervents et on se casse peu de temps après à l'hotel Lindbergh, radical chic,
avec une receptionniste à lunette et chignon un peu à l'ouest qui flippe sa race en nous voyant débarquer en tribu ... après moults pourparler
dans son dialecte fonctionnaire, on se retrouve chambre 407 pour une scéance de pizzapping, sport des soirs de veille un peu loose: clips,
pêche à la mouche, séries, tél. érotique, tout y passe avec du bon charras ...
La nuit nous enveloppe de son manteau étoilée, le matin est calin mais le ciel est chagrin ... espresso prise de tête au presse café du coin car
des éphémérides un brin arides ralentissent la bride du galop chango pour la Suisse ... on se parle, on spécule puis on se congratule et los vamos
hasta el parc Roland Baudoin où l'on retrouve Catwoman tatouée et piercée au nombril, "être 1 femme libérée tu sais c'est pas si facile"...
Le sound check est un vrai bonheur et donne de belles impros qui présagent du carton dans la lucarne ... on va souper au Mundial,
un resto près du site chero mais de quality ... on se gave de fraises dans les loges, ça sieste dur avant la bamboula, Tao patauge dans la piscine
à côté et Gonzales fait ses assouplissements ... om et zing ! la samba dans le tapis et c'est parti mon waïkiki pour un show tout bonnement
hallucinant aux antipodes de la veille: les tounes rentrent au poste grave, c'est tight en tabarnak, la foule est chaleureuse et les sketchs
entre les tounes sont fluides ... zerbia !
"Zen in da zion zone " arrache tout, avec JF Ouellette qui avec seulement une répet' blow du ténor sax comme une tempête,
"Science sans conscience" confirme et pour le rappel, tout le monde est debout, même les cartes vermeilles ... Yaman !!!
Ça fait du bien pour la confiance avant le trip en Europe et ça récompense la sueur mise sur les tounes ... une p'tite bièwe en gang pour se dire bravo, pliage du matos y los vamos, contents mais pas mal cansados hasta el plateau otra vez pour chiller 'n' chile, se mater des videos, arroser les plantes, payer d'autres factures, voir des potes, lire un peu et prendre el tiempo de vous raconter le tempo des tournées chango ... Irié !!!
Les fotos du 30 juin.
20, 21, 22, 23, 24 JUIN '03
Week-end intense et plus que pas mal long de la St. Jean:
le 20 au Manoir de Ste Félicité,
le 21 à Rimouski au Sens Unique,
les 22, 23 à l'Anse de Roche et
le 24 juin à St Eustache pour Arts en fêtes
C'est tassés dans un éconoline comme de la goberge à sushis que nous partâmes en ce matin ensoleillé et
insouciant via le pays de la crevette ... Lauzion était en compagnie de Gildor Le Roy dans des conditions matérielles
idéales proches du bonbon - ce sont ses mots - et Gaboo et Catwoman filaient le parfait trajet dans la sportive bleue de la féline
calviériste ...
La thématique musicale de cette escapade jusqu'aux terres gaspésiennes était définitivement reggae: Bob, Alpha Blondy,Tiken
Jah, Ijahman et Burning Spear live version K7 usées jusqu'à la trame et passant jusqu'à plus soif! Toujours sur le fuseau
chango, le pare brise massacrant les insectes en tous genre, nous essayâmes tant bien que mal de vivre notre état de promiscuité
avancée en relative harmonie ... multiples arrêts pour satisfaire les vessies féminines et évidemment la halte de la
horde chez le fast food le moins cher pour se farcir les sous marins les moins pires que nous ne nommerons pas ... nous
le savons, les routes du Québec sont pleines de surprises gastronomiques en tous genres parsemées comme des fleurs sauvages ... Tonterias !
Toujours les mêmes crisses de putain de junkerias à marde,tabarnak ! - N.B: Nous songeons fortement à
remédier à cela en s'achetant glacière et BBQ -
Rotant son coke et crachant le périscope de son sous marin, Animal continuait à nous malmener de sa
conduite virile, et ce jusquà la gare routière de Rimouski où nous pensions récupérer deux boites de cd
chango qui n'étaient point encore là: en voiture à nouveau pour les dernières lignes courbes, nous avons
pu nous extasier en masse sur le littoral et ses merveilles, les champs, les bovins et
l'apparente douceur de vivre de ses terres lointaines... Nous avons salivé abondamment à l'idée d'un homard
grillé,dans nos rêves car on l'a jamais bouffé et entonné des chansons paillardes sur " les bobettes des
filles de Matane qui sentent la crevette et ça me tanne " - quel jeu de mots ! - .. .
On arrive chez Denis et Claudine du Manoir vers 17 h, un peu raqués mais heureux d'être contents:promenade près du
Saguenay,sieste sur le divan posé sur la terrasse, p'tite bièwe puis c'est tipar! let's go to down town Matane,
histoire de faire la promo comme des manouches à même les cafés pour étoffer la jauge public à soir ...
" perdido en el corazon sin ma harley davidson" devant une bande de motards, trois p'tites tounes
et pis s'en vont devant le Bilbard, idem dans un resto pas loin: Val et Claudanie sont un peu
gênées et Macéo n'en revient pas des vannes balancées face public: "vu qui s'passe jamais rien dans
vot'putain d'bled, tu y vas un peu fort quand mêmeLundo " ... oui mais mon frêre, c'est-ti pas la pura
verdad ?
On revient au bercail, Gonzales et Gaboo montent la sono avec Claude Caron, un vieux routard des fréquences
qu'a p'us d'oreille mais de l'expérience pour éviter que ça sonne le cul le soir venu et pour la modique
somme de 125 $: c'est-tu pas de l'entraide ça ? Y'a pas trop de feed backs, les tympas sont ravis mais pas
autant que notre estomac qui se délecte de la cocina familiale ... on chille dans nos quartiers respectifs
et vers dix heures on envoie la salsa pour un beau set intime devant trente personnes (?!): guerre de clochers
oblige, les gens de Matane boude la Sainte Félicité et malgré celle du moment passé pas d'quoi les en
féliciter ... ah ah !
Ça se termine comme il se doit aux petites heures et au coin du feu: Anit jamme du tzigane comme un
déchaîné, Kuba a acheté de la vodka, les maringouins s'occupent du nôtre, la bière coule à flots ainsi que
les palabres, les étoiles scintillent dans le ciel clair, on voit même des aurores boréales ! C'est dans ces
moments là que la manoucherie prend tout son sens malgré les embûches et les difficultés à faire le plein d'essence ...
On dort comme de la marmaille mais pas longtemps par exemple:on nous prépare des gaufres maison aux
oeufs frais de son poulailler et aux frais de notre charmante hôtesse ... dernière halte sur la plage
avant le départ: tonton Macéo va à la pêche aux moules avec Tao, Maruchka joue à la sirène sur son
rocher, Gaboo contemple le large, Léo fait son yoga, Anit est parti en expédition solo, Animal sieste sur le
sable et Kuba se fair raser le crâne, ce qui lui vaut maintenant le sobriquet de Jacques "Willis" ... Photo
de famille,au-revoirs chaleureux et vroum hasta Rimouski!
On arrive à la roots, tout est en retard comme d'hab', alors on flâne, on picole de la Sol sur la
terrasse sans parasol, on jamme, on est mou des guiboles, le gars du son connaît rien à la console, ça
fait des feed en faradoles ... on remet l'affaire à plus tard, ça va sonner pourrite à soir ... au lieu de
se crêper le chignon, on va y manger des galettes aux fruits de mer et la touche sucrée sur la jetée:le
temps est exceptionnel, il fait chaud, c'est jour de solstice on va fêter en crisse ! Et comme de fait, le
monde arrive un peu sur le tard: la chaleur est écrasante et sur scène c'est les tropiques; le son est
loud, très rock et le premier round tarde à décoller même si les gens sont d'dans ... difficile de garder la tightness pour
les brass tant les moniteurs nous crachent un relentless "om" dans les basses fréquences, vraiment prenant ...
on se fait un pow wow à l'arrache avant le deuxième et zerbia ! la nuit se fait un brin plus
fraîche et l'on respire enfin:le public est chaud et danse à donf', les filles sont belles et le son plus
rootsy: high-fi versions de "como el viento" et "zen in da zion zone" qui adlibe sur un afro funk pas mal hot
... on tient la vibe jusqu'à la ultima rola; ce fut un beau concert, difficile au début mais avec de belles
vagues, prometteur donc pour le Festijazz cet été ...
- Seul bémol de notre passage au Sens Unique: l'accent mis sur une promo coûteuse à défaut d'être plus
underground, et ce malgré la jauge public possiblement ouverte à notre son, nous laisse dans l'amertume d'un
break event: je me prends un peu la tête avec les organisateurs opinant que toute l'énergie mise à
profit n'a été qu'un succès relatif si tout le monde n'a pas réussi à faire son beurre et l'argument du
défrichage ne me semble pas peser suffisamment dans la balance ... on fait les choses avec les moyens qu'on a
et les commanditaires devraient aussi laisser plus de marge de manoeuvre quant à l'utilisation de leurs
enveloppes, qu'elles ne tombent pas dans les mêmes mains en circuit fermé bière-radio-télé avec des
peanuts pour les zicos siempre -
La nuit porte le miel du conseil et le soleil des idées nouvelles: on se quitte sur une belle note, avec
une autre crêpe dans la barrigue, on charge la van y los vamos a tomar la barca sur le Saguenay direction
Tadoussac, la gousse en vrac ! On jamme comme il se doit sur le bateau mais on passe pas l'chapeau, Kuba
est content, rivé sur son écran, Tao gribouille et l'air est frisquouille ... On débarque à Forestville: la baie
est magnifique avec des îles parsemées de végétation; l'air fleure bon l'iode et le soleil darde
ses rayons sur la couenne ... quel bonheur ! On est à une heure du repère des corsaires rastas Charlot &
Pasta Benny, on gaze pour pas tomber en rade ... on s'échoue près de l'auberge, on se ravitaille à la
boulangerie pour du pain, du calendos et des gateaux et on se pose la graine près d'un lac écoeurant:et là
tranquille ,à la fraîche, on se siffle une caisse de Kokanee volée la vieille, Anit et Clanie font du
canoë, Tao barbote, les autres nagent ou flânent sur la plage ... Course à la barbaque pour le barbecue du
soir, fromage, pinard ... de l'alégria en barres, mes amis ! On bouffe comme des chancres en écoutant encore
du reggae, on trinque à la beauté d'la vie et on prend ça musical'ment roots jusqu'au lendemain ...
Le site se transforme toute la journée en fourmilière d'activités diverses: le stage monté par
Ben et son pote, tout en planches et en rondins, est vraiment hot, le feu va être gargantuesque tout comme
les festivités ... le son arrive un peu à la bourre, on sound checke à l'arrache - comme d'hab otra vez-, mais
Alain el padre de Ben et d'Animal, nous fait sonner ça comme un chef ... on s'échappe qq heures près du
Saguenay avec Maruchka et Tao;on lance des cailloux dans la flotte puis je m'y jette mais qu'est-ce
qu'elle est frette !
Pasta a la carne version recette collective dans le manoir de la lune, bouteilles de pif et qq spliffs et
en moins de deux on est sur scène et on l'a pas vu v'nir ... Le premier set sonne bien mais j'ai du mal à
rentrer dedans à fond, m'étant pris un peu la tête - encore ? mais quel sale caractère ai-je donc! - avec
mi amor juste avant ... courte pause, un baiser de ma beladonne et le deuxième sonne la tonne avec la belle
reverb' naturelle des montagnes alentour avec des pains, certes, mais muchos momentos magicos !
Merci mille et mille fois Charlot et Benoit pour l'invitation et la buena onda mis sur le projet:une
belle St Jean,des comme on en voudrait plus souvent et comme une intuition: cette idée de stage dans la nature
mais fait avec respect témoigne d'une envie qui pourrait faire des p'tits partout au Québec et attirer
de plus en plus de monde qui ont envie de tripper hors des sentiers battus, à la roots ...
Le feu fourmille de rires, de conversations lâchées loosse, de substances en tous genres: Anit, c'est
décidemment son week-end jamme du manouche métal, accompagné de Clanie à l'accordéon, d'une elfe
qui joue faux de la flute, d'une louve qui braille toutes les 32 mesures et d'un brouhaha incessant ...
Je jette l'éponge vers 4 h du mat',sachant qu'il faut réveiller la tribu qq heures plus tard ...
On est encore paqu'tés mais i'faut paqu'ter la van por la ultima vez ... Lever difficile pour les
changolos, même sur du bon reggae roots, qui est décidemment la B.O de cette fin de semaine ... petit
déj' à l'arrache, on calle tout le monde au moins cinq fois et ça fait la sourde oreille ... c'est Anit qui
chauffe et c'est pas triste de le voir souligner toutes les paroles de Bob d'un geste de l'index pour
se tenir réveillé ... une halte à Baie St Paul après le traversier: le paysage est sublime mais la serveuse
est une vraie conne qui a le tour pour rendre Maruchka un brin impatiente ... anyway, on a tous des petites
mines et on en mène pas large!
Le trajet jusqu'à St Eustache se termine sur des siestes avortées faute de place et une relative
inquiétude face à un retard grandissant, surtout que la tank nous annonce "low fuel" ... on est à la bourre
comme de bien entendu mais accueilli à notre arrivée sur les lieux avec le sourire: on décharge le matos
version F1 sous valium ... Lauzion a la banana et Catwoman est tout de bleu vêtue St. Jean oblige ...
sound check efficace pour une fois et plouf ! dans la piscine municipale pour une heure de fun collectif et
de casse-couillage intense de la maître nageuse à cheval sur ses petits principes à la
mord-moi-l'-noeud, du genre "Fais pas ci, fais pas ça a, dada prou prout cadet" ... sur ces entrefaites, ballade
dans les ruelles à la recherche d'un resto: y'a pas gwand chose et dans l'assiette, c'est un peu caca
pouette comme dirait Tao ... Les Denis Drolet se déchaînent pas loin, la foule est d'dans, il fait
chaud, on est contents ! On chille dans les loges, on affine le set list en gang -pour une fois !-, on se
crinque et BANGERANG !
Dans ta face et dans ton coeur!
Un show tout bonnement hallucinant, fluide, tight, filmé par bout par Vlada notre webman préféré du reste, qui
part sur les chapeaux de roue avec la samba de Léo et Gonzales ... ça s'enchaîne en yab' et ça kicke grave
au milieu avec "Joyeus'ment désespéré", "La vie c'est dur" et "Asi es el hombre"; le monde chante les
tounes, celles de l'album en tout cas, on en revient pas !
Fraternité universelle et tribute au Québec: une vague plus calme donc sur "Mekench Mouchkel" et ça
repart en fou avec "Rien n'va plus ", "High aïe aïe !" et pour l'occasion, "Le p'tit bonheur" ... pour nous
c'en est un grand à tout points de vue, sachant qu'on est pas tel'ment pure laine en partant ... On termine
le bal avec "Science sans conscience" dans le tapis avec Anit front à la rythmique un pied sur les
moniteurs, skankant comme un épileptique ... ça sonne le plomb et ça chauffe à blanc; les brass sautent
partout, tout l'monde est fou comme d'la marde: je saute sur les sub-boofers pour la finale avec le public et
ça tangue en maudit ! On sort de scène, oublie ça ils veulent un rappel et ce sera "Otro mundo": un peu speed
mais bien livrée pareille, beaucoup d'émotion ...
Merci mille fois au festival "Arts en fête" pour l'invitation et a todos los locos pour la lévitation !
Près des rembardes ensuite,on vend tous un peu le merch' et les cds, on discutaille et on signe même des
autographes -et oui!-, une binouze bien méritée dans la mano ... Le gars sympa qui a filmé le show nous le
fait voir juste après et pour une fois on capote mais positivo !
Allez, une dernière fois le matos, la gang est brûlée et n'ira pas boire un rumalesco, boisson
maintenant célèbre dans un certain rade de zazous, à l'heure des afters ...
En résumé,en conclusion, de ce week end intense et pas mal long: 1748 kilomètres de joies, de
folies, d'aventures,de tensions, de chicanes, de zizique, de mouches noires, de moustiques, de spliffs, de
sticks, de moments mystiques, bucoliques,éthyliques ..."
6, 7, 8, 9, 10, 11 JUIN '03
L'Alizé, l'Auberge de Saint Fortunat, le Petit Campus, le Zaz Bar et l'Hotel Hilton de Hull
Marathon de training pour l'été.
C'est au sortir du lit, vers pas loin de midi avec les p'tits yeux fruits et le cerveau confit que j'me souviens des confettis ...
On commence avec le show pour la gang de "Crecer sin fronteras", projet de voyage et de partage au Pérou ...
prix citron pour la désorganisation, mais mucho corazon ! On arrive à l'Alizé, pas un chat, rien n'est patché, yeah !
Alors on se pète des sushis, on line check à l'arrache et ok ! y'a pas d'autres groupes invités, c'est pour ça qu'ils nous
ont placardé coloré partout dans le quartier ... heureusement que l'on est une smala nombreuse et heureuse aux
multiples ramifications, car on est les seuls à backer le show à soir ... mais y'a d' l'espoir !
Baptème du feu de joie pour Oztara, duo acoustique et ludique avec Luca et Claudanie et retour de Catwoman avec
nous sur scène après deux mois d'aventures intenses au Maroc ...c'est pas parce qu'on sait pas ce qu'on fout là
qu'on va pas faire la bamboula et comme de fait, le monde rentre tranquilo, bien décidés eux aussi à s'envoler sur notre tapis:
ça a frolé la gig brune, pour donner finalement un très beau party ... alors bonne route à la gang et la proxima vez, on se
prépare un peu mieux pour que ça fesse !
Des lendemains qui chantent ... des vacances payées mais pas payantes, non loin du pays de l'amiante ... lever roots,
courses de dernière minute, ch' veux hirsutes et kawa dans la hutte ... le ciel est un brin nuageux, mais il flotte pas tant mieux ...
la smala toujours sur le fuseau chango,...légèrement décalé mais prêt à caller; et ce matin ah ah ! on part pour Saint Fortunat ...
Léo est trop love et se perd dans la mangrove, Rico Lauzion, da rastabikerman, gobe les mouches noires sur sa Suzuki noire,
Clanie, Anit, Luca et Miguel sont dans une dimension parallèle et tous les autres apprennent les joies de la promiscuité dans une huit passagers ...
La Tordue et Macéo dans la sono, Mr Bobby aussi ... les joyeux zurbains que nous sommes capotent sur les paysages et les joies du plancher
des vaches et pour une fois les appaches sont même pas à l'arrache ... Halleluyah !
On bouffe du bison dès notre arrivée sur les lieux, avec une binouze bien fraîche et ma foi on est pas les plus malheureux - N.B:
à prononcer à que l'accent paysan - On installe le campement, les instruments, on zone, on flane, on fume des oreilles et du crâne ... shoukran !
Le show est à l'image de la vibe, ça peut flotter un brin mais on te met le waï, ça clanche jusqu'à la fin sans lâcher la mitraille, les cds, les
chandails se vendent comme des p'tits pains, l'artisanat des filles émoustille les p'tits malins ... la caravane passe, la fête est dans' place !
Après trois heures et demie de F.I.M.I c'est fini les cigales n'ont plus de fourmis mais l'envie d'être sur la brosse en estie ! Champipi,
eau de vie, cerveza et tutti quanti ... high aïe aïe !!!
Ça fête fort jusqu'aux aurores, le frigo a des remords, y'a p'us rien dans l'coffre fort ... Baladin sur les chemins, vagabond solitaire, d'une vieille
chanson, je me souviens ... tiens des bouteilles de bière, égrennées comme des cailloux ... est-ce le petit Poucet sur la brosse et ben saoûls ...
non c'est les hongonautes, juste en haut de la côte ... Val contemple la rivière, les autres sautent de fou rires en fougère ...
Où vais-je, où cours-je et dans quel état j'erre ...téléphone maison ... zzzzz ...
Dimanche, jour du seigneur et des baigneurs: le grand Yogourd nous amène dans sa cour et le bonheur est pas pris d'court ... le lac
est frais mais ça le fait, les mouches noires mordent aux mollets et moi qui fait des jeux d'mots laids, je l'ai gouté le calumet !
Mais on était groundés pareil et ça chauffait comme le soleil sur cette p'tite scène là avant un faux départ pour cette messe païenne,
et ce dès le deuxième accord de guit' sur "canto po' la tierra " ... clin d'oeil à la Pourpour, crème en fils à l'anglaise qui s' touchent pour le
grand Gour(d)ou qui rejoint Morphée un peu tôt à not'goût et vlan ! Deux sets du yab' et un son presque impeccab' ... des gens ravis, elle
est pas belle la vie mais de mon humble avis, et c'est pas du pipo: cheapo le chapeau ! (bis)
Aaaah ! Voilà qui est dit ... et qui nous amène au bout d'la nuit de manch'di ... Feu de joie, pâtes, jam,qq conversations houleuses dont le
Captain Naimo fut la dent creuse, bats sur le balcon, Kuba, ses arrangements et ses human bonus les yeux rivés sur son i book,
Luca ou l'enthousiasme incarné, une partie de la gang brûlée, l'autre se consumant par les debouts ... zzzzz ... sur les chapeaux
de roues dépassant la nuit blanche, la van s'en va, ainsi que le racoon, traversant tempêtes et éclaircies ...
Courte sieste à la case et retour sur scène au Campus pour la levée de fond du documentaire "Ils vous diront": bel accueil, techos coolos,
sourires, sushis, hummus et taboulé ... Que demande le peuple ? Locura ouvre pour un set d'une demie heure:band sympa, good vibe folk
et propos pas cons ... suivi de Oztara otra vez - ça commence à faire première partie officielle ça ! - qui nous font trois p'tites tounes et
pis s'en vont ... ça sent le printemps, la chaleur et quelle clameur mes amis ... Yes I ! Pour un lundi soir et une promo undercrunch,
c'est full house et c'est tant mieux ... Jero, Karim, Yves, etc,... los hermanos sont là et on ne s'y trompe pas: malgré la fatigue dans les guiboles,
ça sonne le plomb et ça s'enchaîne d'une façon magique et déchaînée:les nouveaux riddims sont fluides tout comme les impros, le public est
chaud y los vamos todos harissa harriba !!!
Aligato los locos et soyez encore des leurs, fuyez les leurres mais soyez à l'heure si vous avez pas trop d'alcool dans l'sang le lendemain
de la St Jean le Lundi 25 Juin au P'tit Campus avec Colectivo pour le deuxième volet de la levée de fond du docu "Ils vous diront" ...
quant à nous on joue beaucoup alors checkez ça sur la pagina Bamboula !
C'est pas fini ! Le lendemain - qui déchante un brin - on remet ça à 3 lascars fissa fissa au Zaz Bar avec Animal et Gaboo sous le nom de Los Gravos ...
d'abord dans la rue pour ameuter les amateurs d'apéro festif et perdus au fond d'la salle, branchés dans la sono ripou et abusant alegre
de sangria ... trois sets latino-rock-reggae-acoustik stylee pour le plaisir d'un nombre croissant de public féminin - et oui ! - qui dansait fort, ce qui est pour le moins encourageant ...
c'est rigolo et sans prétention, tight pas si pire et de 7 à 10 tous les mardis pour la modique somme de 4 piasses ... que mas ?
Y'a toujours un amigo qui vient péter le jam en notre compagnie ... proxima vez: Didas Kickass, el matador gaucho de la guitarra electrica, cabron !
Non ce n'est pas une blague; après quelques vagues oniriques dans les sphères morphéiques, nous nous levâmes tous pour
reprendre la route: à Hull cette fois, dans le fief de nul autre que Enrique de Lauzion, maestro frequentiel ... pour une gig corpo
terminant un séminaire ...de psychiatres ! Et où donc ? Au Hilton ! Frisbee dans le couloir près des toiles à 5000, jonglerie, pitrerie et moultes
espiègleries ... Tout est en retard comme d'hab', alors on va bouffer dans le salon VIP, oui môssieur, et quand on artille enfin
ce putain de stage, ne sachant vraiment pas à quoi s'attendre ... la pura fiesta man, jusqu'à la dernière toune ... i' trippent fort les
psys ... peut-être qu'i' ont ont goûté aux pilules dernier cri, avec ou contre leur gré -rires- mais ça valait le détour ...
on a moins trippé par contre quand Macéo Van Frit nous a annoncé la perte des clés de la van, avec l'adresse de l'hotel à l'intérieur ... Ah Ah !
Chango Family ! Il fallait bien une twist à l'affaire, histoire d'éprouver patience et bonne humeur ...Val calle le CAA,
on attend sur le parking pas avares de boutades à l'égard de notre tromboniste ... Puis à l'hotel, le receptionniste nous les casse ...
Au petit déj', même topo ... un poco pero non troppo ... Anit "Shanti" Yam Ghosh pête sa coche quand le serveur nous traite de cochons,
Val renverse cendrier et café sur la table pour rendre la pareille à la serveuse en l'insultant comme une manouche,
je crie avec le peu d'élégance qu'il me reste au scandale: bref, un brunch paisible au pays des gringos perdus dans la matrice ...
on sera bientôt barrés dans tous les motels de la province !
Allez los pinche locos,on se voit ce week end au vieux port à la grande fête de la course, si la météo nous lâche un peu loosse !
SAMEDI 31 MAI '03
l'Aut' Caserne de Limoilou
C'est un peu la tête dans l'cul, mais le sourire aux lêvres de la veille qu'on a pris la ruta pour la capitale ... rootsy, tel était
spontanément le mot de désordre de notre journée: on avait emmené avec nous les lampions, les tissus, la stupa et une putain d
'envie de rocker la casbah.
Super sound check, - on a eu le temps cette fois ! - et une halte à la salsa, une taqueria écuadorienne pas loin pour une
cena épicée avec una bomba en bikini qui tue les méchants à la télé ... beaux moments de smala mais carrément à la bourre
pour la bamboula, comme d'hab' !
On arrive à l'arrache donc, c'est sold out ben raide, on est "joyeus'ment désespérés": Léo "p'tit Che" et Sylvio "Animal" Gonzales
nous parte ça dans le tapis samba stylee ...un premier set magique et drôle et un rapport public rare: les tounes sont fluides et
senties et on s'en plaint pas ... una chica pausa et on te reprend le deuxième set zerbia zerbia à donf reggae one drop que te
mata cabron et ça lâche pas jusqu'à la dernière note ... un très beau rappel avec "Otro mundo" une nouvelle pièce afrobeat brazil
un peu lente mais bien sentie pareil ...
On aime-tu ça venir jouer à l'Aut'caserne ! Quel public et quel staff accueillant ! Merci merci merci !!!
Par contre pour les afters on repassera ... on a zoné longtemps dans la vieille ville avant de s'échouer pour
una cerveza tranquille ... la prochaine fois on prendra les instruments pour provoquer un jam qq part ...
Checkez ça et à très bientôt los locos..
VENDREDI 30 MAI '03
Cabaret Music Hall
Chango Circus Time !!!
Y'en avais-tu des shows toute cette semaine partout à Montréal - et c'est tant mieux - et pourtant, vous nous avez fait l' immense honneur de répondre à l'appel de cette soirée sous le signe du partage et de la nouvelle Lune: full cracked packed sous notre modeste chapiteau et pas mal de monde n'ont même pas pu rentrer ... Yes sir !
Bon, seguro, on s'est pas pogné la graine, en se disant avec la promo qu'on a, ce sera plein ... on y est allé dans la rue et plusieurs fois même,
faire des p'tits sets acoustiques et passer des flyers ... et n'en déplaisent à publicité sauvage, on t'en a posé des affiches à la grandeur de la ville,
à mano de changolo, pas loin de 3000 ! On s'est pris des amendes, on nous a cherché des noises, on a du contourné des obstacles,
méditer les détails de taille ...
3 ans de guérilla, cabron, mais ô combien récompensée ... et une évidence, qu'il est bon de nommer je pense: danse pour ta chance,
danse ton existence et ne laisse personne barrer la route de tes rêves, à celui là ne laisse aucune trêve ... La volonté et la foi mêlées
au sein de ton coeur et de ta tribu déplacent des montagnes, et tout est fait dans nos sociétés modernes pour que tu renonces à l'appel des plaines ...
Unity in da community: Karim de Syncope, Loco Locass, Dobacaracol, Alex de Perdu l'Nord, Nathalie Cora, Didas, Marylin: los hermanos zicos
et les circos - Édith, Marie Noëlle, Manu, Karine, Jean-Daniel, Jessica et j'en oublie ! - ont mis à profit avec nous leur belle énergie ...
Et tout commence comme ça: du monde qui se rencontre pour tripper autour d'un but commun:balancer à tous
les fâcheux nos éclats de rire et notre espoir, comme une vague qui en appellera toujours une autre...
Tout ça est cool, mais pourrait-on monter d'une coche dans le partage et se donner la mano à la hauteur de la scène locale
et ce qq soient les styles ? Et ainsi faire front et face à des problèmes qui nous concernent tous comme les restrictions
d'affichages,les programmations mainstream des radios commerciales et le peu d'intérêt des médias à l'égard de la
cultura alternative ?
Faire des tables rondes,des pétitions backées par des assos déjà existantes comme la SOPREF par exemple ...
los zicos unidos jamas seran vencidos !!!
Mais revenons au circus ... quelle fiesta mes amis et tous ces moments sous le signe de la pure magie: "Mekench mouchkel"
avec Édith dans les tissus aériens et Alex à la flute; "De sang et de feu" dédiée à ma muse, "Paramatman" afrobeat version
avec Didas à la guitara et Marylin, notre nouvelle choriste; "Como el viento" avec Nathalie Cora et les Doba et vous tous
chantant "All mighty oh !" sur l'impro dans "Mystic man" ... du miel à nos oreilles !
Sans oublier "Asi es el hombre" et "Science sans conscience" avec les Loco Locass déchaînés et kick-ass ...
Muchissimas gracias à tous les locos présents qui encouragent la onda: ça donne des forces pour continuer la guérilla positiva et ce malgré les nombreux obstacles en tous genres parsemés sur le chemin ... Un bémol au spectacle, dont on s'est rendu compte pendant le démontage: quelle pollution de verres en plastique à terre; ne pourrait-on pas la recycler l'affaire ?"
- les fotos , tous frais, tous chauds -
16 au 19 MAI '03
Union Francaise, Parc Jeanne-Mance, Café Campus, etc...
Une fin semaine de oufs grave !
Ah, les partys étudiants, l'organisation chafouin, le son ripou de l'union française,
la bière qui coule à flots, l'horaire perdue dans la fumée, les camisoles qui s'auréolent ...
On a-tu tripé, à se battre avec la sono qui nous crachait des fréquences au delà du feed
en ce vendredi de pleine lune ! On te l'a tu chauffé la salle, ouvrant humblement le bal pour
Loco Locass, Chapeau Melon et Grimskunk, Animal filant à l'anglaise au Bélyza,
des bières dans le pack sac, pour un concert déchainé avec Afrodizz et un solo de drum historique ...
Ça n'a tout simplement pas arrêté: les pratiques, les coups de fils et la guérilla en la
calle par un dimanche de beau temps exceptionnel: au métro Mont-Royal - voir fotos -, d'abord et pas
longtemps au demeurant, les cochons nous sommant gentilment de ne pas déranger les p'tits vieux qui
habitent au dessus de la bibliothèque ... la liberté d'expression titillée à même le bitume et donnant un beau tolé de la foule attroupée ...
"C'est la fête de Dollard ! Faites le tomber dans le chapeau, ça fait pousser des ormeaux !"
Gabou avait sorti sa grand-mère, Sylvio son kit de fanfare bruyant et pesant et moi ma grande
yeule et ma guitarra pourrie pourrie ... "Oyez Oyez ! Le 30 mai au Cabaret, La Chango Family ! Des acrobates et des aromâtes !"
... Et ouais, on est boudé par la cavalerie médiatique, faut bien pousser la chansonnette dans les
rues et foutre un peu le bordel, non ?
Et c'est ce qu'on a continué à faire toute la sainte journée, avec qq canettes de binouzes fraîches, comme des branleurs, harranguant les passants de qq refrains moqueurs ...
mais pas de frein moteur ...jusqu'au Parc Jeanne Mance, où de toute évidence, le délire a pris des proportions
inestimées, jusqu'a chanter "Elohé Chango" en choeur avec une centaine de curieux, cosmopolites et colorés; mais c'est pas fini ! Une pause bouffe en famille et on t'a repris l'artille à l'Esco, avec Namory, Didas et Lisotte hasta la manana, avec les potes ... Quelques heures de sommeil et zou ! au Base Bin avec toute la smala et Kuba, fraîchement débarqué de Pologne, portant les couleurs du pays et encore tout imbibé de vodka: il s'est occupé du nôtre nous sortant de nulle part une bouteille d'absynthe, et comme le sound check tardait, on s'est pété un jam avec toute la tropa sur Prince Arthur qui s'est fini en apéro: boutades, flyers, serenades et une sieste - oui quand même - avant de sauter dans un tax' via Le Campus pour la soirée du projet Hopaf, le théatre capoté, qui va s'en aller bientôt au Burkina Faso: J'tam, Afrodizz, Dobacaracol t'on fait groover ça en crisse et comme i' faut qu'ça glisse, ben tiens la peau de banane était pour nous: le clavier de Mel Citronnelle aux abois, Kuba sans micro, Animal fondant sous les projos et les moniteurs borborygmant ce qu'ils peuvent de son ... ça a mis du temps à démarrer, suffisamment pour conter moultes conneries et bangerang ! Un set zerbia style, tout à donf et une belle version de "Asi es el hombre" ... Un rappel joyeus'ment désespéré façon popov et ... de retour à l'Esco !
Épilogue: on vous veut plus que nombreux au Tam Tam dimanche prochain avec toute la smala acoustic version, au dernier jam de Groovin' Roots qui se tient après à l'Esco et c'est une émeute festive qu'on appelle le 30 mai au Cabaret pour LA BAMBOULA DE LA PRIMAVERA !
"Here is da word of da rasta man say !"
VENDREDI 9 MAI '03
Cégep de Thetford Mines
Pas besoin de se lever aux aurores et pas d'aventures rocambolesques à vous conter si ce ne sont les paysages lunaires,
"les trous à l'envers" -dixit Claudanie- de la région de l'amiante ...
Au lieu de rencontrer du monde avec une main dans l'front, ce sont des jeunes peu nombreux certes - ils étaient pas loin de trente !
- mais primés et chaleureux,du qui s'occupent en dessinant le portrait du Che ou la pochette de la 5ème d'Harmonium ...
Fresques peace and love, résistance à la matrice, écologie, la mala yerba est semée pour de bon et tant mieux:
autant vous dire que ça a chauffé à blanc dans l'salon étudiant, jusquà la dernière toune !
Un grand merci à vous tous, on a vécu le genre de show qui te re-met les idées en place si c'est pas déjà fait:
la guérilla siempre et des rencontres belles et profondes, c'est là tout le sens du chemin ... et un clin d'oeil tout spécial au
petit elfe de Québec qui nous a appris que l'on était passé ce mercredi à Musique Plus et qui est venue nous voir, allumée par le clip ...
Hasta pronto los locos de Thetford, on se revoit les 7 et 8 juin prochains à Saint Fortunat !!!
VENDREDI 2 MAI '03
Kola Note
Party pour la journée internationale de la liberté de la presse avec Reporters sans Frontières:
Tiens en guise de prologue, allez donc lire la chronique de Richard Martineau dans le Voir ... à des fois le zouave me plaît !
En effet, il est "in" d'aller marcher pour la paix en Irak, de s'indigner contre la bétise prosaïque de GWB mais où étaient les
locos ce week-end pour cette belle cause que nous avons embrassé à l'heure où l'on se plaint des synergies maladives
de Québecor et autres consorts ?
Oh oui, vous étiez presque trois cents,mais à dire vrai, on aurait de loin préféré une joyeuse émeute, surtout que printemps
nous avait gratifié ce jour là de quelques bourgeons solaires ... D'autant que l'affiche ce soir là était pas mal "hot": les Zappartistes
et leur cabaret médiatique, Z' wa; le nouveau collectif de Momo -ex Wasobia-,Ya Kengue, Loco Locass - en trio Beasty Boys version -
et j'en passe ... De la belle énergie déployée, un son impéccable - merci Rico ! - même si le matos est un peu sur le retour ...
Ça a brassé en masse, avec comme épilogue un très beau jam final sur "science sans conscience" avec les locos locass ...
Le Kola Note est une belle salle, trop peu connue des amoureux de la zizique selon moi: allez donc faire un tour le 10 pour Z' wa et
Gaïja, deux bons bands de musica del mundo ...
Quant à nous,on se voit le 30 mai au Cabaret pour un Chango Circus time avec des acrobates et des aromates ... Zerbia !!!
25 et 26 AVRIL '03
Mini-tournée Chicoutimi/Québec
Le soleil nous avait gratifié ce matin là de quelques rayons printaniers ... Kuba ne se souvenait plus de l'adresse et Rico est passé
tout droit, trop confortablement installé dans les bras de Morphée: fidèles donc à notre fuseau horaire perso, on est partis avec à
peu près une heure de loose ...
Le micro climat de Montréal n'aura pas duré longtemps et lâchés sur la roots avec Van Frite comme chauffeur et Steel Pulse
à la sono, nous regardâmes avec consternation les magnifiques paysages enneigés de la province; et dans cet élan de bucolisme hivernal,
nous oubliâmes presque l'itinéraire, devant ainsi nous taper un u-turn après que Rico sortant de sa sieste remarque l'évidence de la
débarque: Matéo sait chauffer mais ne sait pas où il va et ce malgré les encouragements de Kuba écrivant des arrangements de
vent derrière sur son i book un gros casque vissé sur les feuilles ...
Étape gastronomique,paninis anémiques et frites transgéniques,y'a pas de doutes,on tourne en Amérique !!!
Rico prend le relais du volant, conduite plus sûre mais ô combien plus nerveuse et bon an mal an, on s'achemine jusqu'au parking de l'Université de Chicoutimi pour un party de fin d'année - de fins damnés ? - Accueil étudiant chaleureux,techniciens syndiqués, examens et cours, communication fluide: tout est donc en retard, rien n'est patché, on aurait pu se lever à 11 h, quel bonheur ! Le sound-check est donc à l'image du show qui nous attend le soir venu: apocalyptique, cabron ! Sur ces entrefaites, on cherche un resto sympa pour finalement échouer chez Mikes ou l'on ne pourra même pas demander d'autographe à Ginette, visiblement pas encore au stade de l'ubiquité ... Cuités non mais un peu chauds et à la bourre après une bouteille de pif ... paf !
Sur le chemin du show, Léo se fait arrêter -encore ! - et se prend 130 $ de ticket pour un refus de céder le passage à une bagnole de cochons ... rien de moins ... jam cut ... cercle d'énergie ... il est 23 h, on embarque sur stage devant 1000 bargeots ! Et là, quel n'est pas notre étonnement de constater que tout l'avant du parterre connait les tounes de l'alboom par coeur ! On va pas vous dire qu'ils étaient tous à capoter, mais ce set tassé comme un homard du Nouveau Brunswick de deux heures vingts fut pour le moins caliente et on les a scalpé pour un boutte à Chicout', jusquà ce que le DJ plus capab' nous recycle avec du Madonna ... I just can't get enough, puta madre, heureusement qu'on avait des Heineken dans les loges et de l'humour à revendre ...
Muchissimas gracias a los locos del Norte !!!
On se revoit cet été !
- la suite -
On rentre un peu dépités qu'il n'y ait pas d'after digne de ce nom dans le coin ... pour se lever pas rapport et complètement à la bourre le lendemain: la rythm section mobile part avant la van frite, toujours fluide dans la conduite mais quelque peu loose sur l'itinéraire ... ce qui fait qu'on tourne en rond, avec Antibalas in da mix, pour se brancher sur CKRL 89.1 FM près de Québec et prendre le pouls d'un séisme radiophonique: ne nous voyant pas arriver, les positive force monkeys entament -et massacrent- le répertoire chango à commencer par "boujé boujé !" et "joyeus'ment désespéré": on capote un brin, je ris jaune quant à moi, cantonnés à la perdition géographique et pourtant si près du but ...
Nous trouvons finalement l'avenue puis la rue, je descends de la van et cours jusqu'à la station, "Nooooooooon pas encore une ! On est là ! " ... Les autres débarquent sur le fil et on peut faire tous en gang "C'est pas la fin du monde !" -chanson de circonstance au demeurant-, bien contents d'avoir pu à l'arrache participer au 22 ième Radiothon d'une radio qui nous a donné un beau coup de main dans la région et qui fait une maudite belle job pour la chanson alternative ...
On se casse comme des voleurs pour sound-checker à l'Aut'Caserne ... On file au coin de la rue souper thaï, Matéo ne sait pas reconnaître du boeuf teri-yaki à du filet de porc - ah le saligaud! - et, et, et on arrive presque raccord sur la scène: accueil super chaleureux, premier set fluide et tight, sans commune mesure avec la veille pour ce qui est du son: impros et solos caliente au rendez vous, buds and dubs time high fi vibe ... Courte pause et un deuxième round zerbia zerbia, "Asi es el hombre" au top du steady one drop que te mata cabron, deux rappels et merci d'être venus si locos et si nombreux pour qu'on puisse annoncer une supplémentaire le 31: Québec est définitivement una ciudad de nuestro corazon ...
On plie le matos, on chille, on fume un bat', on s'pogne la graine et go ! Direction le Scanner pour saluer les zicos ayant festoyé pour CKRL, à savoir Tomàs et les Faux Monnayeurs, Yann Perreault, Loco Locass et j'en passe ... jam de fortune et palabres sous la lune, petite branlée au baby-foot et retour au Motel Le Voyageur, pour rocker la casbah chambre 121 devant une veilleuse d'ennui consternée ... Plus à boire, plus rien à voir dans l'ciel à'soir, on s'en tient une alors on s'couche jusqu'au lend'main comme des souches ...
Réveil au zénith, croissants rassis, café pourrite mais on gospel avec la frite pour la patronne qui nous invite ... C'est fini la tournée, get back to Montréal on a sun shiny day ... Yeah !!! Fatigués mais heureux d'être contents d'avoir mis l'feu, d'avoir reçu autant des gens ... Une fois de plus, muchississimas gracias a todos, de vos sourires, de votre chaleur et de tous ces petits bonheurs ... On se revoit le 31 Mai à l'Aut'Caserne, des surprises plein la besace, drapeau en berne et tounes en masse, on va te faire rocker la place !!!
Yaman !!!
JEUDI 17 AVRIL '03
Le Belyza
PURA FIESTA POR LA LUNA LLENA !!!
Une semaine de oufs, à monter le clip - c'est pour très bientôt !- pratiquer, afficher, trimer, booker mais ô combien récompensée par votre présence et votre chaleur, un tourbillon croissant de locos prêts à rocker la casbah et ce jusqu'à la dernière note, tellement que le barman m'a conté que sur certaines pièces, les verres se déplacaient tous seuls sur le zinc ... C'est comme un magnifique clin d'oeil à bientôt trois ans de guérilla con la risa, pas loin de 1500 affiches posées à mano de chango, qui ont rastaflyé la grisaille et changé la donne, des sets acoustik en la calle... Imagine, un line-up jusqu'à St Denis,
full-packed-cracked-house dans le sous marin jaune, du monde qui n'ont même pas pu rentrer !
À l'aise dans les champs de fraise, rarement de la baise, les deux nouveaux changolos Jako et Matéo, ont cassé
la baraque à coup de solos caliente de bone et de trompeta ... La vendetta, avant les vents d'été et les voeux déteints
de nos veaux d'État ! On a ouvert le bal avec una nueva rola,"World Peace Riot", mis des épices ska sur "Como el
Viento", le feu aux poudres avec "C'est Pas La Fin du Monde !" et la spéciale dédicace aux radios commerciales;
Rico s'est déchaîné sur "La Vie C'est Dur": bad times, dub time ...Deuxième round: una pausa y el mariposa
s'est envolé sur "Paramatman" afrobeat remix, "Asi es el hombre" se place comme un one drop on the top et le
dub/poème de "Rien n'va plus" a chauffé à blanc ... pas de temps mort jusqu'au final, une version dans le
tapis de "Y'a rien à faire", à mettre dans notre anthologie des BPM à donf !!!
Muchissimas gracias à vous tous et on se revoit le 30 mai au Cabaret, entouré d'acrobates et shootés d'aromates,
pour s'envoyer dans les décors et aller mas harriba un peu plus encore !!!
Hasta la fiesta siempre !!!
Yaman !!!
JEUDI 3 AVRIL '03
Pub St Paul
Projet d'accompagnement Québec-Guatemala:
Un peu brûlé par les célébrations du tournage de lundi au Va-et-Vient - histoires du making of bientôt sur le site-,
je reçois à la case un appel on the fly m'annonçant qu'on est placardé et annoncé partout pour un show bénéfice
avec Manouche ! Ça m'était pas mal sorti de la caboche ...
La jeune femme charmante et un peu perdue a l'air étonnée du topo et je l'invite à rejoindre Léo,
capitan de cette initiative: il regroupe la smala, sauf Catwoman qui joue du Chopin dans un hotel chic
et Maruchka, fatiguée, malade et sous l'emprise des nausées d'un début de grossesse ...
On arrive dans la place, un peu loose quand même, mais une belle crowd, bigarrée et souriante ... Tout est en retard, on est callé pour un sound-check qui n'aura jamais lieu ! Le matos est pourri grave: Imahue, collectif de musique des Andes, font un beau set, noyé dans des fréquences plutôt vagues; pas le choix, on va y aller à donf, up tempo dans le tapis et se battre avec cette putain de sono à marde !
On se croirait dans une église croche, tant la reverb prend toute la place dans les trois pauvres moniteurs qu'on a devant la gueule ... mais on y croit, prenant avec le sourire cette épreuve des djinns de la zizique ... gig brune !
Mais gig de corazon, alors pas de chi chi même si ça chie: on se tape un set court mais punché mortel, le public embarque full pin, Seb fait son solo debout sur la rembarde, Anit est déchaîné, Clanie sort le méchant et toul'monde est content !!!
On rigole ensuite autour d'une binouze avec Ben et Martino, les daltons de l'Esco
sur les mélopées endiablées de Manouche, on invente la gigue de la grenouille pour s'échouer chez les
zazous sur fond de Mile End Quartet ...
Elle est pas belle la vie ?
LUNDI 31 MARS '03
Le Va-et-Vient
Le making of du clip "C'est Pas La Fin du Monde !" Tout est parti d'une anecdote ... un après midi, sur Radio Can, après avoir annoncé une trollée d'infos un peu lourdes, Simon Durivage passe la toune comme pour rester dans le contexte mais avec un brin d'humour: et on s'est dit "Let's go ! C'est celle là !" Cafés, rencontres à l'atelier, afters à L'Esco, pow wows ont pris le relais avec Jérome -l'homme au baril qui met le feu à ses massues-, Tshi -frêre d'armes, baroudeur et photographe exceptionnel-, Maruchka -muse aux cauris magiques- et l'humble troubadour qui vous cause ...
On l'a senti dans une saine urgence, dans un décor pété, avec du monde qu'on aime, dans un lieu familier -Le Va-et-Vient s'imposait,
mercis 1000 fois Éric, Marie Ève & associés, et vive le roi Arthur ! - et surtout dans le feu d'une bamboula, c.a.d pas de lipsing ...
Une autre rencontre cruciale sur le chemin, celle de Fred Fivaz, graphiste hallucinant qui nous a offert, sur le vif, tout le background visuel
qui intervient en snapshot -images, cadres, collages-; dixit:"J' vois ça un peu dans le spirit de la Mano, mais en plus doux"
Yaman !
Des coups de main et des moments chauds,avec la prod -Radar Films- et Audiogram, des fois carrément dans le bouillon - spéciale dédicace à
Derek pour son sens du déminage-,des fois circulairement dans le brouillard ou dans la broue - "I' nous faut un prologue et un épilogue",
"J'vois ça comme un jam", "On tient pas encore le fil", "On y est mais il manque kekchose", "Non là j'le sens pas là", ça a été toute une aventure
de mettre le projet dans un cadre pour ensuite le briser !!!
L'équipe se soude, repérages, éclairages, on s'envoie dans les décors avant de fixer la donne, la date et l'épreuve: ce sera Sam de l'Entrepot Original,
qui pour une somme symbolique, nous offre le visuel de la Casbah ... on scande, on marchande, on s'demande, on s'tape dans la main et hop !
dans la lampe d'Aladin jusqu'au Va-et-Vient ...
La nuit porte conseils et cervoises vermeilles: dans notre cas elle est courte à méditer sur la route ... au petit matin, on commence le montage,
la famille est à l'heure, comme d'hab' ... Gonzales est un fin poseur de papier kraft, Jean Daniel - l'homme au chapeau melon-, un beau donneur
de coups de main, mais jamais de leçons ... Energie hi-fi, entrain, Bounel bout en train et au bout du tunnel, puis le bout dans l'tonneau et la
manivelle dans l'caniveau...
Les p'tits détails à l'arrache avant qu'arrivent les appaches ... "Putain la main de Fatima, elle assure pas", "le coin du zing, pas super dingue" ...
l'autel met du temps à avoir de la gueule ... Silence ! On tourne la première séquence et pas de ristourne: "La manoucherie à Montréal !",
dans une deux pattes jaune poussin à pousser des refrains d'abord, comme les copains d'un certain bateau ... Gabou pagaie avec sa contrebasse,
Catwoman fait des bosses à la carrosserie, Animal exulte avec son bass drum de fanfare, les autres sont pas mal non plus: une mention spéciale
à Tibo pour son "C'est pas la fin du mondeueueueu !" punk operette, gravé devant l'éternel ...
Taboulé, hummus, sangria, 'tites mousses para llenar la barriga et on y est ... un cercle pour parler du set et se brancher sur la fréquence alégria
otra vez, parce que là faut qu'ça fesse ! Les frangins et les p'tites moukères sont au rendez-vous, les familles aussi, pour vivre une soirée sous le
signe de la pure magie ... "Pierrot" au comptoir, la bruine de l'espoir ,Dobacaracol qui percutent le souk et "Mekench Mouchkel",
sur un tapis volant -zerbia ! -, comme un mantra brûlant bien plus qu'un hook, la clarinette de Pep, chants et palmas partout dans la place ...
"Como el viento" et la cora elfique de Nathalie ... un 6/8 afro stylee pour accueillir comme il se doit le djembé princier d'Abduleye et
Loco Locass en impro intense sur "Science sans conscience" ...
Una noche sous le signe de la transe et comme une évidence: le démontage juste après le grand voyage ... on efface les traces, on clare la place
et là un peu de casse pour mettre la déco dans la van ... Tout le monde est heureux d'êt' content, comme qui dirait et fatigué d'êt' en forme ...
on s'tape dans l'dos, on s'dit bravo et on se finit à l'Esco ...
Ensuite ? Des nuits blanches à derusher, à méditer et à pousser toutes les limites de Dom, le monteur -merci à toi hombre !-, à chercher le fil rouge,
le filon, ce qui bouge pour de bon, à louper le coche à boire de la Grolsch pour enfin donner ce p'tit bout d' 7ème Art, dont nous sommes tous super
fiers et pour cause !
Maintenant si ça t'cause, si ça t'touche les zappaches, les manouches, les baboons en
babouche, ben bouge toi man et vote pour nous sur Mouzik Plouche !!! "
JEUDI 27 MARS '03
Bélyza
Une semaine de oufs dans les rotules, pour préparer le clip et tout un tas de bidules ..... à donf dans l'affichage avec
Animal - pas loin de 900 posés à mano de changolo -
et un ou plusieurs branleurs qui ont mis à bas la colle et la sueur, sans parler qu'on est maintenant fiché chez les
keufs, pris en flagrant délire sur maisonneuve ...
À quand le respect dans le monde sauvage de la promo et la liberté de mettre des couleurs à la grisaille urbaine et à la noirceur des poteaux ?
Ça présageait donc comme une envie de faire la pura fiesta et sortir le méchant et pas à peu près !
De magnifiques moments d'impro, de la drive punky reggae, des frères présent et vous tous, bandes de locos, à
l'appel même un jeudi, souriants et primés, pas un sou déprimés, quel bonheur !!!
Michto !
SAMEDI 22 MARS '03
L'Alizé
"NON à la Busherie/Concert pour la paix": Et oui, encore une bamboula de furieux au compteur,
on s'en plaint pas ... Et avec ça, l'immense honneur de fermer le bal ! Un line-up à l'entrée pour une salle pleine à
craquer le soir venu: on te l'a rocké la casbah et pas à peu près: Dobacaracol, Syncope, Vander et Loco Locass.
Tout le monde y allait d'un front commun pour brûler du karma par la musica et ainsi alléger les craintes et les tensions, fesser par le tempo sur la bétise et la barbarie ... Il faisait très chaud dans la place et ça dansait en masse, mais ça en prend mucho mas des soirées comm'as !!! Dégageons nous, survoltons nous, rassemblons nous, encore et encore, pour célébrer la vie, allumer nos envies, fermons les télés, faisons des bébés, de la poésie, de la zizique mais pas de politique: le premier pas se doit d'être ludique, comme un café tiens, sur sainte cath' où on a jammé avec Doba et La Rue Kétanou jusqu'au petit matin et qui va fermer pour cause de baba coolisme trop intense pour le proprio: la ultima fiesta est donc samedi prochain, ne manquez pas ça les locos !
Quant à nous c'est jeudi prochain au Bélyza qu'on remet ça !
MERCREDI 19 MARS '03
Café du Palais à Sherbrooke
Pas d'aventures rocambolesques pour se rendre cette fois ci ... le voyage est fluide, sous les auspices de Coltrane in da sound system ... mangeaille et pow wow au bla-bla,promenade dans le centre ville et une belle rencontre ensuite avec la gang de CFLX,seule radio qui nous passe à date dans la région:l'entrevue en différé est riche et pleine de nuances ...
On sound checke, on prend un break pour ensuite grailler au dessus des marches: c'est bon, mais tabarnak qu'il y a pas grand chose dans les assiettes ! Arrivés sur les lieux on capote un peu,y'a pas foule ... la promo a-t-elle été bonne ? Nous ont-ils à la bonne les freaks de Sherbie ? Mets-en !!! Un show de gravos, full packed de buena gente: on mets le feu aux poudres en douceur pour chevaucher ensuite un tapis persan et multicoloré ... la foule danse, sourit, lâche pas le morceau de si tôt: trois heures trente de pure alegria, trois rappels et "boujé boujé !" chantée comme un mantra plus de dix minutes par tout ce beau monde ... - quel cadeau mes amis ! - pour finir, la console étant à zéro, acoustique à la roots bis bis loin des abysses ... Des perles égrennées dans le chango book pour la stupa,des rencontres sous le signe de la chaleur, des prunelles allumées,un café tropical !!! Merci Hughes d'avoir gravé sur pellicule cette bamboula mémorable et à vous tous pour cet accueil hallucinant ... On revient quand vous voulez bande de locos et en attendant, battez vous pour des fiestas en fin de semaine aux marches ou ailleurs !!!
! Yaman !
JEUDI 6 MARS '03
l'American Can
Party d'ouverture de MIMI:
une programmation hot, éclectique, une belle promo web et journaux
qui malgré le froid laissait présager du people primé et loco d'un peu toute la scène locale réunis autour d'un désir,
d'une idée: se serrer les coudes, s'organiser et faire de belles flamèches festives dans la calle, pour qu'ça bouge;
c'est d'ailleurs pour cela qu'on avait accepter l'invit' de dernière minute, pour participer à cet élan, cette émergence
... La bande à Part était même de la partie, ce bon vieil apache de Hugues bille en tête !
L'hiver est pavé de bonne intentions mais creux dans l'est avec un manque de flyers lesté de mano à
mano les marmottes auront eu raison des chimpanzés !
C'EST DANS LA RUE QU'ÇA S'PASSE ET QU'IL FAUT BOUJÉ BOUJÉ !!!
Le tam tam verbal à même le macadam; la rumeur se meurt, brother, sans ta clameur et ta bonne humeur...
Et dans ce volet, nous avons beaucoup à apprendre des assos et tribus de la vieille Europe qui savent - plus efficacement en tout
cas - se rassembler et se loco-motiver . Rico Lauzion, notre sound man m'en a conté de belles sur la vague dub du posse
Jarring Effects à Lyon: pas si cons les cousins !
Mais l'âme était haute et la météo était sans compter sur notre enthousiasme coutumier:
on t' en as tu fait un round bien tassé comme un café turc dans l'tapis, comme pour brûler les aspérités de
brume et d'amertume, planter encore plus profond la roots de la positive force, donner le change à tous les furieux dans' place et surtout....
souffler les 23 bougies de Sylvio Gonzales alias "Animal"
! Yaman !
VENDREDI 28 FEVRIER '03
Le Belyza
LA BARACA !!! On est heureux de ne pas avoir posé dans le froid avec Silvio et Léo,
toutes ces affiches por nada et donné dans le beurre tous ces flyers ...
Cette première bamboula au Béliza a commencé sous de bons auspices par un passage court
mais punché au Medley avec tous les pobres locos de la planète Montréal musicale,
unis pour une fois et tous contre la Guilde: tapis volant et taï chi verbal, sushis dans les loges et
au passage quelques éloges ... Mes amis !!! Back to Béliza et bang ! Quatre heures de show en deux rounds pour répondre au bonheur de voir toute cette faune, bigarrée, mélangée, souriante et dedans à fond ...
Rico Lauzion de retour au son pour des dubs profonds, Méli choco dans un jam au micro, "Asi es el hombre" en début
de deuxième set, jouée por la primera vez, des moments d'impro magiques pour Juan et Anit Yam,
de la pura locura qui dansait dans l'air !
Muchissimas gracias à vous tous, cet oasis festif donne de la fuerza pour traverser tous les déserts ...
Hasta luego cabrones !!!
Los fotos sont ici .
JEUDI 20 FEVRIER '03
Le Swimming, Montréal
On remet ça le lendemain pour un premier passage chez les anglos ... sound check décousu, à l'arrache
qui se paiera le soir du bash: y'a pas foule autour des pool mais bien assez pour qu'on se défoule ...
dans ' salle ça sonne la tonne et sur scène on entend personne: heureusement la section rythmique
cartonne et le public nous a à la bonne !!!
Une bamboula comme un appel au joyeux bordel et à l'émeute pacifique et pas si fric,
de belles rencontres et un staff vraiment cool ... ça donne un deuxième round encore
plus loco qu'el primero et ce malgré la fatigue dans les guiboles des autres veillées rock'n'roll !!!
Danser, rire, chanter, se laisser soulever par des vagues d'alégresse et envoyer ça partout où ça
fesse: voilà le sens magique et profond des concerts qui se tiennent, alors fais passer à ton
voisin ce p'tit message man, pour que notre génération ne se retrouve pas pris à la gueule,
dans un étau, sans avoir rien fait pour brasser le mirage: sortons de cette douce léthargie individualiste,
bourgeonnons la fibre activiste, bougeons nous quoi, en piste!
Y EL MAS IMPORTANTE: LLEVA TU VOZ QUE LA ESCUCHE !!!"
Los fotos sont ici .
MERCREDI 19 FEVRIER '03
L'Escogriffe, Montréal
Deux ans et demi qu'on avait pas joué dans
ce rade de zazous -en fait depuis le départ de Dédé
Fortin - et quel bonheur ! Une invit' qu'on est fiers d'avoir honoré vu le boulot de fous que Louis, Ben, Martino et
Joe, les Daltons de la fiesta font pour la zizique ...
Une promo underground et une belle réponse de nos changolos locos: ça a brassé en
masse jusqu'à la fermeture - et oui! -,on a ouvert les tounes pour
moults solos de violon et de brass, on a mis ça sur bande - merci Joe -
et en chantier des p'tites nouvelles de contrebande - "chill 'n' chile" et "world peace riot"- !
Un bémol peut-être ? Los borrachos plus rigolos à la dos qui tombent sur les pieds de micros ...
High aïe aïe ! Que me haces cabron ? Debe se hacer la fiesta como un morron ?"
SAMEDI 8 FEVRIER '03
Le Va-et-vient, Montréal
Premier show de l'année en el barrio et quel fiesta cabrones !
Une salle et une scène encore plus belle - allez voir ça absolument ! - remplie à craquer ...29 bougies pour ma pomme au goût chocolaté,
de la bonne bouffe, du pinard et une bouteille de mezcal pour calienter le tout, ca donne deux rounds bien tassés, de l'impro, des dubs,
et trois heures de folies sismiques et simiesques qui se sont terminées acoustique à la roots avec -presque- tout le monde qui chantait boujé boujé !
Una penita ... doublée d'une petite vanne à rebrousse poil de chimpanzé, comme on les aime: trop peu
de perles pêchées dans le chango book pour la stupa ...
Hasta luego los locos et on se voit au Swimming !
SAMEDI 1 FEVRIER '03
|